📄 Source et contexte : Article de recherche présenté au 35e USENIX Security Symposium (12-14 août 2026, Baltimore), par des chercheurs de l’Université de Birmingham et de l’Université de Durham. Microsoft a assigné CVE-2026-23670 et publié un patch partiel en avril 2026.
🔬 Technique centrale : L’attaque Download More RAM est la première attaque d’aliasing mémoire réalisée uniquement par logiciel, sans accès physique à la machine. Elle repose sur la réécriture du contenu SPD EEPROM des barrettes RAM via le bus SMBus/I2C, en incrémentant les bits d’adressage de rangées (row address bits), ce qui amène le DIMM à déclarer deux fois sa capacité réelle. Les adresses supérieures deviennent alors des alias des adresses inférieures.
⚙️ Chaîne d’attaque en 6 étapes :
- Aliasing logiciel : réécriture du SPD EEPROM via SMBus pour créer l’aliasing
- Stabilisation : utilisation des paramètres boot Windows (
removememory,truncatememory) pour éviter les BSOD - Lecture de la mémoire aliasée : exploitation du driver signé WinPmem (via
MmMapIoSpace) pour dumper la mémoire physique aliasée, incluant le contenu du Secure Kernel et de l’hyperviseur - Écriture : utilisation d’un utilitaire RAM disk (Primo Ramdisk) sur la mémoire aliasée marquée inutilisée
- Patch des modules d’intégrité : modification de
skci.dll(Secure Kernel Code Integrity) pour désactiver les vérifications de révocation de drivers - Attaques débloquées : chargement de drivers vulnérables précédemment bloqués, accès arbitraire en lecture/écriture à toute la mémoire physique
🎯 Modèle d’attaquant : Utilisateur avec privilèges administrateur locaux sur Windows 11 avec Secure Boot, DSE, PatchGuard, VBS/HVCI activés. Aucun accès physique requis, aucune vulnérabilité logicielle exploitée.
🏭 DIMMs vulnérables : Trois fabricants identifiés avec protection SPD en écriture désactivée :
- Corsair (Vengeance DDR4/DDR5) — part de marché estimée ~17,4% global, ~55-72% gaming
- G.Skill (Aegis, T.Z Royal, T.Z NEO)
- ADATA (XPG DDR4)
Estimation : plus de 55% de part de marché dans le segment haute performance affecté.
📋 Cas d’usage démontrés :
- Désactivation de Windows Defender via l’attaque TrueSight (BYOVD avec driver RogueKiller polymorphique)
- Désactivation de Sophos Intercept X EDR (PPL bypass)
- Lecture/modification de VBS Enclaves (IUM/VTL1)
- Bypass des anti-cheats EasyAnti-Cheat, BattlEye, Riot Vanguard
- Contournement du Mobile Device Management (MDM)
- Script one-click entièrement automatisé sans interaction utilisateur
🛡️ Mitigations : Le patch Microsoft d’avril 2026 désactive le paramètre removememory sur les systèmes avec Secure Boot et étend VBS aux systèmes sans Secure Boot. Les systèmes sans Secure Boot restent vulnérables. Corsair a confirmé l’attaque. EPIC Games et RIOT Games ont accordé des bug bounties.
📌 Type d’article : Publication de recherche académique présentant une nouvelle technique d’attaque hardware/software avec démonstration end-to-end, divulgation coordonnée et évaluation de prévalence.
🧠 TTPs et IOCs détectés
TTP
- T1542.001 — Pre-OS Boot: System Firmware (Defense Evasion)
- T1014 — Rootkit (Defense Evasion)
- T1562.001 — Impair Defenses: Disable or Modify Tools (Defense Evasion)
- T1068 — Exploitation for Privilege Escalation (Privilege Escalation)
- T1547.001 — Boot or Logon Autostart Execution: Registry Run Keys / Startup Folder (Persistence)
- T1003 — OS Credential Dumping (Credential Access)
- T1202 — Indirect Command Execution (Defense Evasion)
- T1543 — Create or Modify System Process (Persistence)
- T1553.006 — Subvert Trust Controls: Code Signing Policy Modification (Defense Evasion)
- T1601 — Modify System Image (Defense Evasion)
IOC
- CVEs :
CVE-2026-23670— NVD · CIRCL - CVEs :
CVE-2019-16098— NVD · CIRCL - Fichiers :
skci.dll - Fichiers :
winpmem_x64.sys - Fichiers :
ntoskrnl.exe - Fichiers :
securekernel.exe - Fichiers :
winload.efi - Fichiers :
vgk.sys
⚠️ À propos de ces IOC — ils sont extraits automatiquement de l’article original le 16 août 2026 et n’ont pas fait l’objet d’une vérification externe. Un indicateur peut avoir été réattribué depuis : une IP de C2 peut redevenir un service légitime, un domaine sinkholé peut changer de propriétaire. Aucune garantie d’exactitude ni d’actualité — contrôlez leur validité avant tout usage opérationnel, en particulier avant de les injecter dans une blocklist ou un SIEM.
Malware / Outils
- WinPmem (tool)
- Primo Ramdisk (tool)
- TrueSight Killer (tool)
- RWEverything (tool)
- DDR4 XMP Editor (tool)
- Thaiphoon Burner (tool)
- RTCore64.sys (tool)
🟡 Indice de vérification factuelle : 55/100 (moyenne)
- ⬜ usenix.org — source non référencée (0pts)
- ✅ 78052 chars — texte complet (fulltext extrait) (15pts)
- ✅ 8 IOCs (IPs/domaines/CVEs) (10pts)
- ⬜ pas d’IOC vérifié (0pts)
- ✅ 10 TTPs MITRE identifiées (15pts)
- ✅ date extraite du HTML source (10pts)
- ⬜ aucun acteur de menace nommé (0pts)
- ✅ 2/2 CVE(s) confirmée(s) (CIRCL) (5pts)
🔗 Source originale : https://www.usenix.org/conference/usenixsecurity26/presentation/collins