Source: NATO Science & Technology Organization (STO) — Chief Scientist Research Report. Le rapport présente la compréhension OTAN de la « guerre cognitive », formalise des cadres d’analyse et recense les activités S&T conduites pour anticiper, contrer et rendre les Alliés plus résilients face aux opérations d’influence soutenues par les technologies émergentes.
Le document définit la guerre cognitive comme l’exploitation de la cognition humaine pour « perturber, miner, influencer ou modifier » la prise de décision, via des moyens militaires et non militaires, visant militaires et civils. Il souligne que cette approche dépasse l’InfoOps, les PsyOps et le STRATCOM, en s’attaquant à l’environnement informationnel et à la boucle OODA (Observe–Orient–Decide–Act) à l’échelle individuelle, de groupe et sociétale, souvent sous le seuil du conflit armé, avec des vecteurs comme la désinformation et les deepfakes.
Le STO présente un « House Model » structurés en sept domaines S&T: 1) Situational Awareness/Sensemaking, 2) Effets cognitifs, 3) Modus operandi adverses, 4) Technologies habilitantes (IA/ML, big data, TIC, neuro/biotech), 5) Neurosciences cognitives, 6) Sciences cognitives et comportementales, 7) Sciences sociales et culturelles. Trois fonctions majeures guident les capacités à développer: • Dégrader les capacités d’influence adverses • Améliorer la cognition humaine et technologique • Résister et récupérer la performance (résilience). 🧠📡
Côté mise en œuvre, la CPoW 2022 a reconnu la guerre cognitive comme défi stratégique, entraînant la création de 20 activités STO (au 20 avril 2025): 11 closes, 5 en cours, 3 planifiées, 2 soumises, impliquant 26 nations et 5 organisations OTAN (dont ACT, STRATCOM CoE, C-IED CoE, CAOC, JALLC). Le rapport retrace des jalons: ateliers, communauté d’intérêt, l’Innovation Challenge 2021, et des travaux conjoints (p.ex. contributions au concept ACT de guerre cognitive et une étude NIAG sur l’« augmentation cognitive »).
Le rapport met en contexte le rôle des EDTs (IA, quantique, neuro/biotech) et des plateformes numériques dans l’amplification des attaques cognitives, et insiste sur une approche « whole-of-government & society » pour détecter, analyser et mitiger ces menaces. Il s’agit d’une publication de synthèse destinée à l’aide à la décision et à l’orientation des priorités S&T.
Type d’article: publication de recherche et cadrage stratégique visant à orienter la préparation et la résilience face à la guerre cognitive.
🧠 TTPs et IOCs détectés
TTP
campagnes de propagande et désinformation, utilisation de deepfakes, opérations sur réseaux sociaux, synchronisation d’activités d’influence, exploitation des vulnérabilités de la boucle OODA, hybridation civil/militaire, usage d’IA/ML, big data, neuro/biotechnologies, ciblage multi-niveaux (individuel, groupe, société)
IOC
non fournis
🔗 Source originale : https://www.sto.nato.int/wp-content/uploads/chief-scientist-report-cognitive-warfare-4.pdf