Source: orangecyberdefense.com — Dans une analyse issue des rapports Security Navigator 2024/2025/2026, Orange Cyberdefense retrace l’évolution récente du hacktivisme, désormais plus coordonné, imbriqué aux enjeux géopolitiques, et de plus en plus orienté vers l’influence et la guerre cognitive plutôt que la seule perturbation technique.

• De la perturbation à la coordination: depuis 2022/2023, l’activité de hacktivisme a fortement augmenté et s’est structurée en collectifs menant des campagnes coordonnées (ex. #OpSweden, #OpFrance, #OpAustralia). Les secteurs gouvernement, télécoms, énergie et médias sont visés pour leur symbolique sociétale plus que pour leur valeur technique, avec un rôle amplificateur des médias qui peut renforcer l’anxiété publique et la visibilité des groupes.

• « Establishment Era »: le hacktivisme entre dans une phase d’alignement avec des États et des agendas géopolitiques, où l’activisme oppositionaliste cède la place à des activités pro-étatiques proches d’opérations cyber ou de conflits hybrides.

• Guerre cognitive et influence: l’impact recherché est surtout psychologique et sociétal, via la désinformation et la construction de récits (notamment sur Telegram), pour miner la confiance dans les institutions et amplifier les divisions. 🧠

• Cible: les élections: en 2024, avec plus de 50 scrutins, des portails électoraux et des institutions symboliques ont été ciblés afin d’ébranler la légitimité des résultats. Des attaques ont visé des systèmes de vote en France, Finlande, Belgique, Autriche et Royaume‑Uni, dynamique observée également en 2025. 🗳️

• Convergence avec cybercrime et influence d’État: recours à des DDoS‑for‑hire, outils d’attaque crowdsourcés, incitations en cryptomonnaies et pressions de type extorsion. L’article propose un cadre par spectre (alignement avec objectifs étatiques vs niveau d’impact: de la nuisance à la déstabilisation et au préjudice potentiel) pour distinguer hacktivisme civil, opérations proxy hybrides, escalades cyber ou cybercriminalité.

• Tendances 2026: montée des risques cyber‑physiques malgré des impacts techniques souvent limités: familiarité croissante avec les environnements OT/industriels et incidents d’accès/manipulation (eau, énergie, agriculture) utilisés pour la démonstration d’accès et l’effet psychologique. Les écosystèmes décentralisés de volontaires compliquent la dissuasion et l’application traditionnelles, tandis que les revendications de brèche (vérifiées ou non) sont rapidement amplifiées par les médias et plateformes.

TTPs observés:

  • Utilisation de DDoS‑for‑hire et d’outils d’attaque crowdsourcés
  • Incitations en cryptomonnaies et techniques de coercition type extorsion
  • Narratifs synchronisés et amplification sur Telegram et dans l’écosystème médiatique
  • Campagnes coordonnées et étiquetées (#OpSweden, #OpFrance, #OpAustralia)

Conclusion: article de type analyse de menace visant à cadrer la transformation du « soi‑disant hacktivisme » en outil persistant de conflit hybride, recentré sur l’influence, la déstabilisation sociétale et l’extension vers des risques cyber‑physiques.

🧠 TTPs et IOCs détectés

TTP

Utilisation de DDoS-for-hire, outils d’attaque crowdsourcés, incitations en cryptomonnaies, techniques de coercition type extorsion, narratifs synchronisés, amplification sur Telegram, campagnes coordonnées et étiquetées

IOC

Aucun IOC spécifique (hash, domaine, IP) n’est mentionné dans l’analyse fournie.


🔗 Source originale : https://www.orangecyberdefense.com/global/blog/research/hacktivism-today-what-three-years-of-research-reveal-about-its-transformation