GreyNoise alerte sur deux campagnes visant les LLM: SSRF sur Ollama et reconnaissance massive d’endpoints

Source: GreyNoise Labs — Dans un billet de recherche s’appuyant sur une infrastructure honeypot Ollama, GreyNoise rapporte 91 403 sessions d’attaque (octobre 2025–janvier 2026) et dĂ©taille deux campagnes distinctes, corroborant et Ă©tendant les constats de Defused. Un SITREP avec IOCs a Ă©tĂ© transmis aux clients. ‱ Campagne SSRF (oct. 2025–janv. 2026) 🚹: exploitation de SSRF pour forcer des connexions sortantes vers l’infrastructure des attaquants. Deux vecteurs ciblĂ©s: Ollama (model pull) via injection d’URL de registre malveillantes et Twilio SMS webhook (MediaUrl) provoquant des connexions sortantes. Forte poussĂ©e Ă  NoĂ«l (1 688 sessions en 48 h). Utilisation de l’infrastructure OAST de ProjectDiscovery pour valider les callbacks SSRF. Un JA4H unique (po11nn060000
) dans 99% des attaques indique un outillage commun, probablement Nuclei; 62 IPs dans 27 pays, empreintes cohĂ©rentes suggĂ©rant des VPS plutĂŽt qu’un botnet. Évaluation: probablement chercheurs/bug bounty « grey-hat ». ...

10 janvier 2026 Â· 3 min

Huntress dĂ©taille un kit d’évasion VMware ESXi exploitant CVE-2025-22224/22225/22226

Selon Huntress (Tactical Response et SOC), une intrusion observĂ©e en dĂ©cembre 2025 a menĂ© au dĂ©ploiement d’un kit d’exploits visant VMware ESXi pour rĂ©aliser une Ă©vasion de machine virtuelle. L’accĂšs initial est Ă©valuĂ© avec haute confiance via un VPN SonicWall compromis. L’outillage contient des chaĂźnes en chinois simplifiĂ© et des indices d’un dĂ©veloppement de type zero-day antĂ©rieur Ă  la divulgation publique, suggĂ©rant un dĂ©veloppeur bien dotĂ© en ressources dans une rĂ©gion sinophone. L’activitĂ©, stoppĂ©e par Huntress, aurait pu culminer en ransomware. ...

10 janvier 2026 Â· 4 min

JA4 pour traquer les scrapers IA : guide pratique de fingerprinting TLS

Source: WebDecoy (Ă©quipe sĂ©curitĂ©). Dans ce guide technique, les auteurs expliquent pourquoi le fingerprinting TLS — en particulier JA4, successeur de JA3 — redevient central pour dĂ©tecter les scrapers d’IA (Browser-as-a-Service, navigateurs LLM) capables de falsifier l’environnement JavaScript, les User-Agent et d’utiliser des proxys rĂ©sidentiels, mais qui peinent Ă  imiter finement la poignĂ©e de main TLS. Le papier revient sur JA3 (concatĂ©nation des champs ClientHello et hachage MD5) et ses limites: GREASE qui introduit de la variabilitĂ©, sensibilitĂ© Ă  l’ordre des extensions, changement de visibilitĂ© en TLS 1.3, et bibliothĂšques d’évasion (uTLS) permettant de forger des ClientHello arbitraires. ...

10 janvier 2026 Â· 2 min

LockBit 5.0 : un « retour » surtout gonflé par du recyclage, avec quelques attaques récentes

Selon LeMagIT (article de ValĂ©ry Rieß-Marchive, 7 janvier 2026), LockBit met en scĂšne son « retour » sous banniĂšre LockBit 5.0 en multipliant les publications de victimes, mais une analyse dĂ©taillĂ©e rĂ©vĂšle surtout un volume gonflĂ© par des revendications recyclĂ©es. ‱ Chronologie des publications 📅 7 dĂ©cembre 2025 : 40 victimes publiĂ©es. Mi-dĂ©cembre : 9 revendications supplĂ©mentaires. 26 dĂ©cembre : un lot de 54 revendications. Au total, plus de 110 revendications sont apparues en dĂ©cembre 2025. ‱ Recyclage massif et originalitĂ© limitĂ©e 🧼 ...

10 janvier 2026 Â· 2 min

LoJax : analyse complémentaire du bootkit UEFI et de sa chaßne de persistance

Source : Malware Analysis Space (blog de Seeker/@clibm079, Chine), publiĂ© le 2 janvier 2026. L’auteur propose des « notes complĂ©mentaires » Ă  une analyse antĂ©rieure de LoJax, centrĂ©es sur le mĂ©canisme de gestion/persistance abusĂ© par ce bootkit UEFI, avec un fil conducteur du firmware jusqu’au mode utilisateur. Le billet rappelle que, sur une machine victime avec le Secure Boot dĂ©sactivĂ© ou mal configurĂ©, LoJax exploite une condition de concurrence dans les protections d’écriture de la SPI flash. La persistance n’est pas basĂ©e sur les variables de boot UEFI, mais sur un driver DXE malveillant stockĂ© en SPI flash. L’exĂ©cution est dĂ©clenchĂ©e via un callback d’évĂ©nement ReadyToBoot (confirmation attribuĂ©e Ă  ESET), et aucune modification de Boot####/BootOrder n’est rapportĂ©e (confiance indiquĂ©e comme faible). ...

10 janvier 2026 Â· 2 min

900 000 utilisateurs compromis : des extensions Chrome malveillantes volent des conversations ChatGPT et DeepSeek

Selon OX Security (OX Research), une campagne malveillante exploite deux extensions Chrome usurpant l’extension lĂ©gitime AITOPIA pour exfiltrer des conversations ChatGPT et DeepSeek, ainsi que toutes les URLs des onglets Chrome, vers un serveur C2 toutes les 30 minutes. L’une des extensions malveillantes arborait mĂȘme le badge “Featured” de Google. ‱ Impact et pĂ©rimĂštre: plus de 900 000 tĂ©lĂ©chargements des extensions « Chat GPT for Chrome with GPT-5, Claude Sonnet & DeepSeek AI » et « AI Sidebar with Deepseek, ChatGPT, Claude and more ». Les extensions restent disponibles sur le Chrome Web Store, malgrĂ© un signalement Ă  Google le 29 dĂ©c. 2025 (statut « in review » au 30 dĂ©c. 2025). ...

9 janvier 2026 Â· 3 min

PHALT#BLYX : fausses BSOD et MSBuild dĂ©tournĂ© pour dĂ©ployer DCRat contre l’hĂŽtellerie europĂ©enne

Source : Securonix Threat Research — Analyse technique d’une campagne active baptisĂ©e PHALT#BLYX ciblant le secteur de l’hĂŽtellerie en Europe, utilisant des leurres Booking.com, la tactique « ClickFix » (faux CAPTCHA puis faux Ă©cran bleu), et l’abus de MSBuild.exe pour livrer un RAT de type DCRat/AsyncRAT. ‱ Le flux d’infection repose sur un email de phishing « annulation de rĂ©servation » avec montants en euros, redirigeant vers un faux site Booking.com. L’utilisateur est poussĂ© Ă  cliquer « Refresh », un faux BSOD s’affiche et l’invite Ă  coller une commande PowerShell (ClickFix) depuis le presse‑papiers. Le script tĂ©lĂ©charge un projet MSBuild (v.proj) depuis 2fa-bns[.]com, exĂ©cutĂ© par msbuild.exe pour dĂ©rouler la suite de l’infection. ...

6 janvier 2026 Â· 3 min

Telegram : des marchés sinophones dopent les escroqueries crypto et le blanchiment à prÚs de 2 Md$ par mois

Contexte: Wired rapporte, sur la base d’une analyse d’Elliptic, l’essor de marchĂ©s noirs sinophones sur Telegram liĂ©s aux escroqueries crypto et Ă  des services de blanchiment. L’écosystĂšme des places de marchĂ© Telegram destinĂ©es aux escrocs crypto sinophones est dĂ©crit comme « plus vaste que jamais ». AprĂšs une brĂšve baisse consĂ©cutive au bannissement par Telegram de deux des plus grands marchĂ©s dĂ©but 2025, les deux plateformes en tĂȘte, Tudou Guarantee et Xinbi Guarantee, faciliteraient Ă  elles deux prĂšs de 2 milliards de dollars par mois en transactions de blanchiment d’argent, ventes d’outils d’escroquerie (donnĂ©es volĂ©es, faux sites d’investissement, outils d’IA deepfake) et autres services illicites. ...

6 janvier 2026 Â· 2 min

Zestix/Sentap vend des accÚs cloud volés : ~50 entreprises compromises faute de MFA

Selon Infostealers.com, dans une enquĂȘte menĂ©e par Hudson Rock, l’acteur « Zestix » (alias « Sentap ») vend sur des forums clandestins des accĂšs et des jeux de donnĂ©es exfiltrĂ©s depuis les portails de partage de fichiers d’environ 50 grandes entreprises. L’accĂšs provient d’identifiants rĂ©coltĂ©s par des malwares infostealers et d’un dĂ©faut d’authentification multifacteur (MFA), sans exploitation de zĂ©ro‑day. ‱ Vecteur et impact đŸ”âš ïž L’attaque repose sur le vol d’identifiants via infostealers (ex. RedLine, Lumma, Vidar), l’agrĂ©gation des logs sur le dark web, puis l’usage direct des couples login/mot de passe vers des instances ShareFile, Nextcloud, OwnCloud non protĂ©gĂ©es par MFA. Des identifiants anciens non rĂ©voquĂ©s figurent dans les logs depuis des annĂ©es, permettant des intrusions diffĂ©rĂ©es. Les cibles couvrent l’aviation, la dĂ©fense/robotique, les infrastructures critiques, la santĂ©, les rĂ©seaux tĂ©lĂ©coms et des cabinets juridiques. ...

6 janvier 2026 Â· 3 min

ConsentFix/AuthCodeFix : dĂ©tournement du flux OAuth (code d’autorisation) contre Microsoft Entra

Selon la publication du 31/12/2025, une attaque baptisĂ©e “ConsentFix” (aussi appelĂ©e “AuthCodeFix”) exploite le flux OAuth 2.0 par code d’autorisation pour voler le code de redirection et obtenir des tokens sur Microsoft Entra. DĂ©couverte dans la nature par PushSecurity (Ă©volution de ClickFix), une variante dĂ©montrĂ©e par John Hammond supprime mĂȘme l’étape de copier-coller au profit d’un glisser‑dĂ©poser de l’URL contenant le code. Pourquoi cela fonctionne đŸ§© L’attaquant construit une URI de connexion Entra visant le client “Microsoft Azure CLI” et la ressource “Azure Resource Manager”. L’utilisateur s’authentifie puis est redirigĂ© vers un URI de rĂ©ponse local (ex. http://localhost:3001) qui contient le paramĂštre sensible “code” (valide environ 10 minutes) et Ă©ventuellement “state”. En l’absence d’application Ă©coutant sur localhost, le navigateur affiche une erreur, mais l’URL contient toujours le code que l’attaquant rĂ©cupĂšre. Il l’échange ensuite pour des tokens (access/ID/refresh) et accĂšde Ă  la ressource. Ce mĂ©canisme explique pourquoi l’attaque semble contourner les exigences de conformitĂ© d’appareil et certaines politiques d’AccĂšs conditionnel, car elle abuse d’un flux OAuth lĂ©gitime. DĂ©tection et signaux 🔎 ...

4 janvier 2026 Â· 4 min
Derniùre mise à jour le: 29 avril 2026 📝