USA : le DOJ poursuit un militant anti-Cop City pour avoir utilisé GrapheneOS
đïž Contexte Article publiĂ© le 23 juillet 2026 par The Guardian. Il relate une affaire judiciaire en cours aux Ătats-Unis impliquant lâutilisation de GrapheneOS, un systĂšme dâexploitation mobile open-source axĂ© sur la vie privĂ©e, dans le cadre de poursuites fĂ©dĂ©rales contre un militant du mouvement anti-Cop City. đ Faits principaux Sam Tunick, rĂ©sident dâAtlanta, a Ă©tĂ© interceptĂ© le 24 janvier 2025 Ă lâaĂ©roport Hartsfield-Jackson dâAtlanta Ă son retour de RĂ©publique Dominicaine. Les autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales lâavaient prĂ©alablement inscrit sur une liste de surveillance terroriste en raison de son association prĂ©sumĂ©e avec le mouvement contre le centre dâentraĂźnement policier « Cop City ». Trois heures avant son arrivĂ©e, un agent de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure avait diffusĂ© un email contenant son nom et sa photo, mentionnant une enquĂȘte pour « activitĂ©s terroristes suspectĂ©es », transmis Ă la CBP et au FBI. Lors de lâinterrogatoire, les agents ont demandĂ© Ă plusieurs reprises Ă Tunick de dĂ©verrouiller son tĂ©lĂ©phone, menaçant de le saisir en cas de refus. Lorsquâil a finalement fourni le code dâaccĂšs, lâĂ©cran est devenu noir, a clignotĂ© plusieurs fois et le tĂ©lĂ©phone a semblĂ© redĂ©marrer â comportement caractĂ©ristique de la fonction dâeffacement de GrapheneOS. Tunick a demandĂ© Ă parler Ă un avocat quatre fois sans succĂšs. Aucun mandat nâa Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© et ses droits ne lui ont pas Ă©tĂ© lus. âïž Enjeux juridiques Le DOJ invoque un statut fĂ©dĂ©ral peu connu criminalisant la destruction de biens pour empĂȘcher leur saisie. La dĂ©fense a dĂ©posĂ© une motion pour suppression des preuves, arguant de violations des droits constitutionnels. La dĂ©cision du juge est attendue au plus tĂŽt fin octobre 2026. Lâinterrogatoire centrĂ© sur des images pĂ©dopornographiques est qualifiĂ© de prĂ©texte par la dĂ©fense pour investiguer les liens de Tunick avec le mouvement anti-Cop City. đ Dimension internationale En Catalogne (Espagne), la police profile les utilisateurs de Google Pixel en supposant quâils ont GrapheneOS installĂ©, les assimilant Ă des trafiquants de drogue ou membres de gangs. En France et en Espagne, des autoritĂ©s ont Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă des difficultĂ©s pour accĂ©der aux tĂ©lĂ©phones de journalistes, avocats et opposants politiques utilisant GrapheneOS. đ RĂ©actions dâexperts Christophe Boutry (expert cybersĂ©curitĂ© et surveillance, France) : lâaffaire « envoie le message que GrapheneOS est criminel par dĂ©faut ». Bill Buddington (Electronic Frontier Foundation) : aucun prĂ©cĂ©dent similaire connu. đ Nature de lâarticle Article de presse gĂ©nĂ©raliste Ă forte dimension CTI et cyberlĂ©gislation, documentant la premiĂšre utilisation connue dâun statut fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain contre lâusage dâun OS mobile privacy-focused, avec des implications pour la criminalisation des outils de protection de la vie privĂ©e. ...