Spyware Paragon/Graphite en Italie : enquĂȘtes judiciaires, contrats AISI/AISE et contradictions institutionnelles

đŸ—“ïž Contexte Source : Wired Italia, publiĂ© le 28 avril 2026. L’article fait le point sur l’avancement de l’affaire Paragon/Graphite en Italie, un scandale de surveillance impliquant des journalistes et des activistes ciblĂ©s par le spyware Graphite dĂ©veloppĂ© par la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne Paragon Solutions. đŸ“± Victimes identifiĂ©es 29 avril 2025 : Apple envoie des notifications Ă  des clients italiens les avertissant d’ĂȘtre ciblĂ©s par « un attaquant sophistiquĂ© », sans prĂ©ciser le nombre ni impliquer explicitement Paragon. Ciro Pellegrino, journaliste de Fanpage, reçoit en juin 2025 du Citizen Lab la confirmation de traces de Graphite sur son tĂ©lĂ©phone, « avec un haut degrĂ© de confiance ». Les analyses techniques dĂ©posĂ©es en fĂ©vrier 2026 auprĂšs des parquets de Rome et Naples rĂ©vĂšlent des anomalies compatibles avec une activitĂ© de Graphite dans les bases de donnĂ©es WhatsApp liĂ©es Ă  trois tĂ©lĂ©phones Android : ceux de deux activistes de Mediterranea et de Cancellato. 📄 Contrats et acteurs institutionnels Deux contrats entre Paragon et les autoritĂ©s italiennes ont Ă©tĂ© identifiĂ©s, pour un montant total de 2 millions d’euros : Un contrat avec l’AISI (renseignement intĂ©rieur) Un contrat avec l’AISE (renseignement extĂ©rieur), jugĂ© le plus significatif car permettant d’intercepter un plus grand nombre de cibles, y compris Ă  l’étranger. L’enquĂȘte s’articule Ă©galement autour de Giuseppe Del Deo, ex-directeur adjoint du DIS (DĂ©partement des informations pour la sĂ©curitĂ©), soupçonnĂ© d’avoir utilisĂ© des bases de donnĂ©es et outils des services secrets « Ă  des fins privĂ©es ». Le dĂ©cret de perquisition du 17 avril 2026 mentionne un « produit israĂ©lien ». ⚖ Renvoi de responsabilitĂ©s Paragon affirme (via Haaretz, fĂ©vrier 2025) avoir proposĂ© aux autoritĂ©s italiennes une vĂ©rification des faits et avoir rĂ©siliĂ© les contrats aprĂšs leur refus. Le Copasir (comitĂ© parlementaire de surveillance des services secrets) conteste cette version, affirmant que la rupture Ă©tait mutuelle et que la vĂ©rification pouvait ĂȘtre conduite de maniĂšre autonome. Les services de renseignement italiens eux-mĂȘmes ont conseillĂ© au Copasir de refuser le soutien de Paragon, jugeant cette proposition « inacceptable » car susceptible de compromettre l’image de l’intelligence italienne et d’exposer des donnĂ©es classifiĂ©es. Le Copasir a menacĂ© de rendre publique l’audition de Paragon, sans jamais le faire. Le Copasir a conclu que le journaliste Cancellato n’avait pas Ă©tĂ© espionnĂ© par les services secrets via Graphite, et ne s’est jamais penchĂ© sur le cas de Ciro Pellegrino. 🔍 Type d’article Article de presse spĂ©cialisĂ©e Ă  visĂ©e investigative, documentant l’état d’avancement des enquĂȘtes judiciaires et parlementaires italiennes sur l’utilisation du spyware Graphite par des entitĂ©s Ă©tatiques italiennes. ...

1 mai 2026 Â· 3 min
Derniùre mise à jour le: 2 mai 2026 📝