📰 Contexte

Source : korben.info (via TorrentFreak), publié le 2 avril 2026. La cour d’appel de Paris a rendu une décision confirmant les ordonnances de première instance du tribunal judiciaire de Paris dans cinq affaires distinctes opposant Canal+ à des fournisseurs de DNS alternatifs.

⚖️ Décision judiciaire

La cour d’appel de Paris a rejeté cinq appels simultanés formés par Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS). Ces entreprises sont désormais contraintes de bloquer des centaines de noms de domaine liés au streaming illégal et à l’IPTV pirate.

C’est la première fois qu’une cour d’appel française valide le blocage DNS forcé sur le fondement de l’article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d’exiger le blocage en cas de piratage grave et répété.

🛡️ Arguments rejetés

  • Cloudflare et Cisco : neutralité et passivité du service DNS (comparable à un annuaire) → rejeté, la capacité technique à bloquer suffit
  • Google : inefficacité du blocage DNS contournable par VPN → rejeté, la contournabilité ne rend pas le filtrage inutile
  • Cisco : coût de mise en place estimé à 64 semaines-personne → rejeté, insuffisant pour exonérer de l’obligation

📡 Stratégie multi-couches de Canal+

Canal+ déploie progressivement plusieurs niveaux de blocage :

  1. FAI (fournisseurs d’accès internet) — première étape
  2. VPN (NordVPN, ExpressVPN et autres) — fin 2025
  3. DNS alternatifs (Google, Cloudflare, Cisco) — décision actuelle
  4. Blocage IP — en test, premier essai prévu lors de Roland-Garros

Les frais de mise en place sont intégralement à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.

🔍 Type d’article

Article de presse spécialisée relatant une décision judiciaire française en matière de lutte contre le piratage numérique, avec impact direct sur des opérateurs DNS tiers.


🔗 Source originale : https://korben.info/piratage-google-cloudflare-et-cisco-contraints-de-bloquer-des-sites-pirates-en-france.html