Selon un article du Blick, l’hôpital cantonal de Lucerne (LUKS) déploie un programme de «Virtual Care» reposant sur des caméras en chambres et des outils d’IA, soulevant une controverse sur la vie privée et la sécurité des données.

🏥 Présentation du dispositif: le LUKS installe des caméras en chambres avec une analyse par IA (détection de visages, expressions faciales, état émotionnel, suivi d’objets comme plateaux/assiettes, lit fait). Des employés surveillent plusieurs chambres en temps réel, et l’établissement affirme ne pas enregistrer les flux. Les patients seraient informés et le système activé avec consentement; en chambres multiples, un seul emplacement est visible. Des microphones sont aussi présents.

🔐 Inquiétudes de protection des données: la surveillance est perçue comme quasi permanente, couvrant des moments sensibles (changement d’habits, visites, toilettes). Une interrogation majeure porte sur un éventuel lien avec le dossier clinique via Epic Systems; l’hôpital dément tout lien, tandis qu’un chef de projet déclare en vidéo que «dès que la connexion à Epic est établie, la vidéoconsultation peut démarrer». Des spécialistes redoutent un scénario catastrophe si des images en direct sont reliées à l’identité des patients.

🛡️ Sécurité et accès fournisseurs: la technologie provient de caméras sud-coréennes et d’un logiciel américain. Le LUKS évoque des standards de sécurité éprouvés et des réseaux séparés, mais des zones d’ombre subsistent sur les accès des prestataires externes (maintenance, tests, dépannage), alors que les cyberattaques contre les hôpitaux se multiplient mondialement.

⚖️ Cadre réglementaire et gouvernance: la préposée cantonale à la protection des données de Lucerne indique ne pas avoir été informée du projet et rappelle l’obligation de consultation en cas de risque élevé pour les droits des personnes. Au niveau fédéral, le sujet est suivi de près; pour les hôpitaux publics, la compétence est cantonale et le respect des règles est jugé essentiel. Le LUKS dit avoir réalisé une évaluation des risques concernant la transmission en temps réel.

IOC/TTPs: aucun indicateur de compromission (IOC) ni tactique/technique/procédure (TTP) n’est mentionné.

Article de presse généraliste de sensibilisation: il met en lumière un programme de surveillance par IA en milieu hospitalier et les questions de confidentialité, de sécurité et de conformité qu’il soulève.


🔗 Source originale : https://www.blick.ch/fr/suisse/suisse-a-lhopital-la-surveillance-des-patients-par-ia-inquiete-id21718633.html