TechCrunch (article de Lorenzo Franceschi-Bicchierai) détaille la publication par NSO Group d’un rapport de transparence 2025 présenté comme une « nouvelle phase de responsabilité », mais dépourvu de chiffres vérifiables. Le document affirme respecter les droits humains et imposer des contrôles à ses clients, sans apporter de preuves ni d’indications sur les rejets, enquêtes, suspensions ou résiliations liés à des abus. 🧾

Des expertes et ONG (Access Now, Citizen Lab) estiment que cette démarche s’inscrit dans une campagne visant à obtenir la sortie d’NSO de l’Entity List américaine. Le texte rappelle de récents changements de gouvernance et d’actionnariat (nomination de David Friedman comme executive chairman, départ du CEO Yaron Shohat et du cofondateur Omri Lavie) à la suite de l’acquisition par un groupe d’investisseurs américains. Selon Natalia Krapiva (Access Now), ces annonces relèvent d’un « habillage » et ne prouvent pas une transformation substantielle. 🕵️‍♂️

Contexte politique: depuis l’inscription d’NSO sur l’Entity List par l’administration Biden, l’entreprise a intensifié son lobbying. Après le retour au pouvoir de Donald Trump l’an dernier, ces efforts se sont accrus, sans succès à mai dernier. Fin décembre, l’administration Trump a levé des sanctions contre trois dirigeants liés au consortium Intellexa, un geste perçu par certains comme un possible signe d’évolution de posture vis-à-vis des éditeurs de spyware.

Le contraste avec les rapports antérieurs est marqué: en 2024, NSO évoquait trois enquêtes pour abus (rupture avec un client, mesures correctives pour un autre), plus de 20 M$ d’opportunités refusées pour raisons de droits humains; en 2022–2023, six gouvernements suspendus/résiliés (perte de 57 M$); en 2021, déconnexions et arrêts d’engagements concernant dix clients au total (perte estimée >100 M$). Le rapport 2025, lui, ne fournit ni nombre de clients ni statistiques similaires. Sollicitée par TechCrunch, la société n’a pas répondu à temps. John Scott-Railton (Citizen Lab) critique l’absence de données vérifiables et rappelle l’historique de « déclarations ensuite démenties ».

Type d’article: article de presse spécialisé visant à couvrir la communication d’entreprise d’un éditeur de spyware, ses enjeux de conformité/réglementation et les critiques associées.


🔗 Source originale : https://techcrunch.com/2026/01/08/critics-pan-spyware-maker-nsos-transparency-claims-amid-its-push-to-enter-us-market

🖴 Archive : https://web.archive.org/web/20260120170904/https://techcrunch.com/2026/01/08/critics-pan-spyware-maker-nsos-transparency-claims-amid-its-push-to-enter-us-market/