Selon Commsrisk (Eric Priezkalns), des arrestations en Grèce illustrent l’essor en Europe des campagnes de smishing menées via des fausses stations de base mobiles, et pointent un manque de détection et de coordination entre autorités.

🚓 En Grèce, la police a interpellé deux individus à Athènes après le signalement d’un comportement suspect dans un centre commercial de Spata. Les suspects, munis de faux papiers, opéraient une fausse station de base (SMS blaster) dissimulée dans une voiture. Trois cas de fraude par smishing ont été liés à ce dispositif, avec des victimes à Spata, dans le centre d’Athènes et à Maroussi.

🔧 Le mode opératoire observé: downgrade forcé en 2G des terminaux pour contourner les protections des générations ultérieures, puis envoi de SMS usurpant des banques avec des liens de phishing. La découverte relève du « hasard » plutôt que de technologies de détection proactive de stations de base frauduleuses, un schéma déjà vu dans d’autres pays européens.

🌍 Commsrisk recense la Grèce comme au moins le sixième pays européen touché par ces campagnes opérées depuis des véhicules, après la France, la Norvège, le Royaume‑Uni, la Suisse et la Serbie. Des dispositifs similaires ont été repérés en Türkiye (les autorités locales parlant d’espionnage plutôt que de smishing). Le matériel saisi inclut un convertisseur DC‑AC NFA (boîtier orange), déjà observé dans de nombreux dossiers (Hong Kong, Japon, Malaisie, Philippines, Qatar, Serbie, Thaïlande, Türkiye, Royaume‑Uni), suggérant des chaînes d’approvisionnement communes.

⚠️ Commsrisk souligne le déficit d’intelligence partagée en Europe: les autorités réagissent souvent après coup, sans planification ni adaptation des réseaux mobiles pour révéler ces fausses stations itinérantes. Le phénomène est facilité par la vente ouverte de ces appareils en ligne (y compris via des publicités de plateformes occidentales), alors que la Chine a mené des poursuites massives (plus de 1 600 affaires liées aux fausses stations de base d’ici 2016) et que plusieurs pays d’Asie de l’Est ont interdit l’importation et mené des opérations d’infiltration. Le contexte géopolitique accroît le risque, avec la disponibilité d’IMSI‑catchers embarqués sur drones et la possibilité de désinformation à grande échelle via SMS.

Article de presse spécialisé et analyse de menace visant à documenter l’ampleur du phénomène et les insuffisances de détection et de coordination.


🔗 Source originale : https://commsrisk.com/greece-arrests-chinese-sms-blaster-scammers/

🖴 Archive : https://web.archive.org/web/20260120170628/https://commsrisk.com/greece-arrests-chinese-sms-blaster-scammers/