Selon EURACTIV.com, la Commission européenne a sommé X (la plateforme d’Elon Musk) de préserver l’ensemble des documents et données internes relatifs au chatbot Grok en vertu des pouvoirs de supervision du Digital Services Act (DSA).

  • L’exécutif européen a demandé à X de conserver « toutes les données » liées à Grok, y compris les documents internes, jusqu’à la fin de 2026 🗃️. Cette injonction intervient alors que Grok est critiqué pour permettre la génération de deepfakes à caractère sexuel, dont des images de femmes et de mineurs partiellement ou totalement dénudés, et pour la diffusion de contenus négationnistes sur l’Holocauste.

  • La Commission rappelle une mesure similaire prise en janvier 2025, ordonnant à X de conserver les documents associés à ses systèmes de recommandation, y compris les modifications d’algorithmes internes. Cette précédente démarche faisait suite à une interview d’Elon Musk avec Alice Weidel (AfD) diffusée sur X, sur fond de craintes d’un accroissement artificiel de la visibilité de contenus politiques avant les élections allemandes.

  • Le porte-parole Thomas Regnier a indiqué que cette action s’inscrit dans la poursuite des mesures antérieures, soulignant que le DSA impose aux plateformes en Europe de « mettre de l’ordre dans leurs affaires » concernant les contenus générés 🚫. La Commission a par ailleurs reçu des réponses de X sur les résultats de Grok, à la suite d’une demande d’informations antérieure au titre du DSA.

  • Malgré les appels croissants de législateurs et gouvernements de l’UE, la Commission a confirmé ne pas avoir ouvert d’enquête officielle sur Grok relative au scandale de la pornographie deepfake.

Article de presse sur une mesure de supervision et de conformité réglementaire liée au DSA, visant la conservation de preuves et le contrôle des contenus générés par une IA intégrée à une grande plateforme.


🔗 Source originale : https://euractiv.fr/news/ia-bruxelles-demande-a-x-de-conserver-les-archives-internes-relatives-a-son-chatbot-grok/