Source : Anna Isaac
Date : Lundi 29 décembre 2025, 14 h 38 (CET)
Média : The Guardian

L’article souligne la fenêtre cruciale durant laquelle, dès l’appel à l’aide, une organisation piratée peut n’avoir que quelques minutes pour se protéger afin d’éviter qu’une base de données entière ne soit pillée ou qu’une ligne de production ne s’arrête.

Contexte

L’article explore les coulisses méconnues des négociations de rançongiciels, à travers le travail de sociétés spécialisées en réponse à incident, comme S-RM, intervenant auprès d’organisations victimes de groupes tels que Scattered Spider. Il met en lumière les dilemmes opérationnels, stratégiques et éthiques auxquels sont confrontées les entreprises attaquées.

Points clés

  • Les premières heures sont décisives
    Lorsqu’une attaque est détectée, les premières minutes peuvent empêcher une intrusion de dégénérer en chiffrement massif ou en exfiltration de données. Les équipes de réponse parlent de « stopper l’hémorragie ».

  • Un modèle d’intervention ultra-réactif
    S-RM revendique un temps de réponse moyen de six minutes, mobilisant parfois des équipes internationales en continu pendant plusieurs jours pour contenir l’attaque.

  • Scattered Spider : menace sociale plus que technique
    Ces acteurs, souvent anglophones et jeunes, misent fortement sur l’ingénierie sociale. Dans un cas récent, S-RM a réussi à empêcher le déclenchement d’un rançongiciel avant qu’il ne se propage.

  • La négociation de rançon : un sujet tabou mais central
    Les équipes d’« extortion support » assistent les entreprises dans l’analyse stratégique des demandes de rançon.
    👉 Objectif affiché : favoriser autant que possible une décision de non-paiement.

  • Pourquoi certaines entreprises paient quand même

    • Pression opérationnelle (arrêt de production, indisponibilité des systèmes)
    • Risque réputationnel
    • Historique des groupes criminels : certains « honorent » leurs accords pour préserver leur crédibilité
      Les décisions restent toutefois entièrement à la charge des entreprises victimes.
  • Un écosystème criminel structuré
    Les groupes de rançongiciels fonctionnent comme de véritables organisations, avec une réputation, des méthodes de négociation connues et des comportements prévisibles.

  • Le rôle renforcé des autorités britanniques
    Le National Cyber Security Centre (NCSC) adopte désormais une posture proactive, alertant en amont les organisations susceptibles d’être ciblées et facilitant le partage d’informations pendant les crises.

Enjeux soulevés

  • Dilemme éthique autour du paiement des rançons
  • Montée en puissance des services de restauration et de continuité d’activité
  • Transformation du rôle des États face à la cybercriminalité organisée

Conclusion

L’article montre que la gestion d’un rançongiciel ne se limite plus à une question technique. Elle implique des choix stratégiques, financiers et moraux, dans un contexte où la cybercriminalité s’est professionnalisée et où la rapidité de réaction peut faire la différence entre une crise maîtrisée et un désastre industriel.

Il s’agit d’un article de presse généraliste visant à illustrer l’urgence opérationnelle de la réponse à incident et à mettre en lumière le rôle de S-RM.


🔗 Source originale : https://www.theguardian.com/technology/2025/dec/29/ransomware-negotiations-extortion-cyber-attacks

🖴 Archive : https://web.archive.org/web/20251230101015/https://www.theguardian.com/technology/2025/dec/29/ransomware-negotiations-extortion-cyber-attacks