GhostPairing : dĂ©tournement du jumelage d’appareils WhatsApp pour prendre le contrĂŽle des comptes

Selon Gen, une nouvelle campagne baptisĂ©e « GhostPairing » exploite les mĂ©canismes lĂ©gitimes de jumelage d’appareils WhatsApp pour rĂ©aliser une prise de contrĂŽle de compte sans mot de passe, en s’appuyant sur de l’ingĂ©nierie sociale et des pages factices de type Facebook. Les victimes reçoivent, depuis des contacts compromis, un court message mentionnant une « photo » avec un lien affichĂ© comme un aperçu Facebook. La page d’atterrissage imite un « viewer » Facebook et sert en rĂ©alitĂ© de panneau de contrĂŽle de l’attaquant, qui proxifie le flux de jumelage WhatsApp. La variante la plus utilisĂ©e abuse de l’option officielle « lier un appareil via le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone et un code numĂ©rique de jumelage » (la variante QR, techniquement possible, est rarement pratique sur un seul appareil). L’utilisateur saisit son numĂ©ro, le site de l’attaquant gĂ©nĂšre puis affiche le code et l’incite Ă  le saisir dans WhatsApp pour « vĂ©rifier »; une fois validĂ©, le navigateur de l’attaquant devient un appareil liĂ© au compte de la victime đŸ“±. ...

18 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

SuspectFile interviewe Securotrop, jeune groupe de ransomware

Source: SuspectFile.com — Le mĂ©dia annonce avoir conduit en aoĂ»t 2025 sa premiĂšre interview avec Securotrop, dĂ©crit comme un jeune acteur du paysage du ransomware. L’article met en avant l’existence d’un entretien direct avec le groupe Securotrop, positionnĂ© comme un nouvel acteur du ransomware. đŸ’„ L’information centrale est la tenue de cette interview par SuspectFile.com, soulignant l’intĂ©rĂȘt Ă©ditorial pour les activitĂ©s et la place de Securotrop dans l’écosystĂšme des rançongiciels. 1) Contexte gĂ©nĂ©ral Securotrop est un groupe ransomware relativement jeune, apparu initialement comme affiliĂ© d’un Ransomware-as-a-Service (RaaS) bien Ă©tabli. En 2025, le groupe utilisait le ransomware de Qilin, ce qui lui permettait de se concentrer sur les opĂ©rations (intrusion, exfiltration, nĂ©gociation) sans gĂ©rer le dĂ©veloppement logiciel. Une premiĂšre interview menĂ©e en aoĂ»t 2025 montrait dĂ©jĂ  un haut niveau de maturitĂ© opĂ©rationnelle, malgrĂ© la jeunesse du groupe. 2) Évolution majeure : passage Ă  un ransomware propriĂ©taire Securotrop opĂšre dĂ©sormais avec un ransomware entiĂšrement dĂ©veloppĂ© en interne. Cette transition n’est pas liĂ©e Ă  un conflit avec Qilin, mais Ă  une volontĂ© stratĂ©gique d’indĂ©pendance et de diffĂ©renciation de marque. Le groupe rejette explicitement toute Ă©volution vers un modĂšle RaaS. 3) Avantages opĂ©rationnels revendiquĂ©s ContrĂŽle total MaĂźtrise complĂšte de : l’encryption la gĂ©nĂ©ration et la gestion des clĂ©s les outils de dĂ©chiffrement les nĂ©gociations avec les victimes FlexibilitĂ© Le ransomware s’adapte Ă  l’infrastructure de la victime, et non l’inverse. Aucune contrainte imposĂ©e par un logiciel tiers. ContinuitĂ© et fiabilitĂ© ProcĂ©dures de tests automatisĂ©s et manuels systĂ©matiques VĂ©rification de chaque build avant dĂ©ploiement opĂ©rationnel 4) Aspects techniques clĂ©s SchĂ©ma de chiffrement standard : AES / ChaCha pour les donnĂ©es RSA pour l’obfuscation des clĂ©s Le groupe reconnaĂźt que les ransomwares diffĂšrent peu sur le plan cryptographique : les amĂ©liorations portent surtout sur la performance (CPU / I/O) L’outil ajuste dynamiquement les mĂ©thodes de chiffrement selon : la taille des donnĂ©es la capacitĂ© matĂ©rielle de la cible 5) Tactiques, techniques et procĂ©dures (TTPs) Aucune modification majeure des TTPs post-exploitation : escalade de privilĂšges mouvements latĂ©raux persistance Le chiffrement reste la toute derniĂšre Ă©tape Le timing global (accĂšs initial → exfiltration → chiffrement) reste inchangĂ© 6) Gestion des risques et OPSEC L’indĂ©pendance technique accroĂźt : les risques de fingerprinting les possibilitĂ©s d’attribution Securotrop reconnaĂźt cette exposition mais indique : mettre en place des mesures OPSEC proactives accepter que le fingerprinting soit, Ă  terme, inĂ©vitable 7) NĂ©gociation et extorsion Les capacitĂ©s de personnalisation (notes de rançon, dĂ©lais, escalade) existaient dĂ©jĂ  sous Qilin Le changement n’avait pas pour objectif principal d’amĂ©liorer la nĂ©gociation, mais l’identitĂ© du groupe 8) Positionnement stratĂ©gique Refus clair d’un modĂšle RaaS Motifs invoquĂ©s : marchĂ© saturĂ© volontĂ© de rester un acteur fermĂ© et contrĂŽlĂ© Mise en avant de “standards et principes” propres, distincts de ceux de Qilin et de ses affiliĂ©s 9) TTPs et IoCs TTPs DĂ©veloppement et exploitation d’un ransomware propriĂ©taire Double extorsion (implicite) Automatisation et tests continus Gestion centralisĂ©e des nĂ©gociations OPSEC proactive face Ă  l’attribution IoCs ❌ Aucun indicateur technique (hashs, infrastructures, domaines) communiquĂ© dans l’interview Conclusion: il s’agit d’un article de presse spĂ©cialisĂ© annonçant une interview avec un groupe liĂ© au ransomware, dont le but principal est de prĂ©senter ce contenu Ă©ditorial et son protagoniste. ...

18 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

Censys dissĂšque l’infrastructure C2 de DDoSia (NoName057(16)) et son Ă©volution post‑Eastwood

Source : Censys (blog, 15 dĂ©c. 2025). Le billet de Silas Cutler enquĂȘte sur l’infrastructure derriĂšre les attaques de DDoSia, outil DDoS participatif opĂ©rĂ© par le groupe pro-russe NoName057(16), et documente son fonctionnement, son ciblage, ainsi que les effets de la perturbation par les forces de l’ordre en juillet 2025. ‱ Contexte et mode opĂ©ratoire DDoSia, lancĂ© en mars 2022 sur Telegram, est un outil de dĂ©ni de service distribuĂ© s’appuyant sur des volontaires (ordinateurs personnels, serveurs louĂ©s, hĂŽtes compromis). La distribution passe par des binaires Golang multi-plateformes (le nom interne « Go‑Stresser » est mentionnĂ©), avec des versions historiques Python. Des liens OSINT suggĂšrent un prĂ©dĂ©cesseur possible via le malware Bobik (2020). Les volontaires ne choisissent pas les cibles ; la motivation est entretenue par des rĂ©compenses financiĂšres et une propagande pro‑Russie sur Telegram. ...

17 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

Abus de Telegram par des malwares : exfiltration, C2 et détection (NVISO)

Source: NVISO – Depuis octobre 2025, le SOC de NVISO a observĂ© quatre tentatives d’intrusion exploitant Telegram, et propose une analyse des modes d’abus de la plateforme ainsi que des pistes concrĂštes de dĂ©tection et de chasse. ‱ Fonctionnement et abus de Telegram: la messagerie cloud, ses bots (créés via @BotFather) et ses canaux sont dĂ©tournĂ©s pour leurs avantages opĂ©rationnels. Des malwares intĂšgrent des bot tokens et chat/channel IDs, et appellent des endpoints clĂ©s comme /getMe, /sendMessage, /sendDocument, /getUpdates, /getWebhookInfo et /deleteWebhook (dont /deleteWebhook?drop_pending_updates=true pour purger l’historique des commandes), afin d’assurer fiabilitĂ©, anonymat et rĂ©silience cĂŽtĂ© attaquant. ...

16 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

Android 2025 : montée en flÚche des menaces mobiles et campagnes coordonnées, selon Malwarebytes

Selon Malwarebytes (rapport ThreatDown 2025 State of Malware), 2025 marque une accĂ©lĂ©ration nette des menaces sur Android avec une professionnalisation des campagnes et une industrialisation des vols de donnĂ©es et d’accĂšs. 📈 Tendances clĂ©s: les dĂ©tections d’adware ont presque doublĂ© sur la pĂ©riode juin–novembre 2025 vs dĂ©cembre 2024–mai 2025, les PUPs ont fortement augmentĂ©, et les malwares ont aussi progressĂ©. Sur l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, malwares et PUPs reprĂ©sentent ensemble prĂšs de 90% des dĂ©tections Android (≈43% malwares, 45% PUPs, 12% adware). Les attaques par SMS (smishing) et le vol de codes OTP sont dĂ©sormais dĂ©ployĂ©s Ă  grande Ă©chelle. ...

16 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

Chasser Mythic dans le trafic réseau : détections SMB/TCP et rÚgles Suricata

Source : Kaspersky (Security technologies, 11 dĂ©cembre 2025). Contexte : l’article analyse comment identifier le framework de post‑exploitation open source Mythic dans le trafic rĂ©seau, alors que ces outils (Mythic, Sliver, Havoc, Adaptix C2) sont de plus en plus utilisĂ©s par des acteurs malveillants, dont Mythic Likho (Arcane Wolf) et GOFFEE (Paper Werewolf). Le focus porte sur la tactique MITRE ATT&CK Command and Control (TA0011) et la dĂ©tection NDR/IDS. ‱ Aperçu du framework et des canaux C2. Mythic multiplie agents (Go, Python, C#) et transports (HTTP/S, WebSocket, TCP, SMB, DNS, MQTT). Deux architectures sont dĂ©crites : P2P entre agents via SMB/TCP, ou communication directe vers le serveur C2 via HTTP/S, WebSocket, MQTT ou DNS. Les agents priorisent l’évasion EDR, mais restent dĂ©tectables via l’analyse rĂ©seau. ...

16 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

DĂ©mantĂšlement de centres d’appels d’escroquerie en Ukraine : 12 arrestations, plus de 10 M€ dĂ©robĂ©s

Selon Help Net Security (article de Zeljka Zorz), Eurojust a annoncĂ© le 16 dĂ©cembre 2025 une opĂ©ration conjointe ayant menĂ© au dĂ©mantĂšlement de centres d’appels en Ukraine impliquĂ©s dans des escroqueries visant des victimes Ă  travers l’Europe. Modus operandi et techniques: les auteurs utilisaient de l’ingĂ©nierie sociale en se faisant passer pour des policiers ou des employĂ©s de banque. Ils persuadaient les victimes de transfĂ©rer leur argent depuis des comptes soi-disant « compromis » vers des comptes “sĂ»rs” contrĂŽlĂ©s par le rĂ©seau. Ils incitaient Ă©galement Ă  tĂ©lĂ©charger des logiciels d’accĂšs Ă  distance et Ă  saisir des identifiants bancaires, permettant la prise de contrĂŽle des comptes. đŸ’łđŸ–„ïž ...

16 dĂ©cembre 2025 Â· 2 min

Des extensions Urban VPN exfiltrent et vendent des conversations d’IA de 8 millions d’utilisateurs

Selon une publication de recherche de Koi (blog Koi.ai) datĂ©e du 16 dĂ©cembre 2025, des extensions populaires marquĂ©es comme mises en avant sur les stores Chrome et Edge interceptent et exfiltrent des conversations d’IA Ă  grande Ă©chelle. 🔍 DĂ©couverte et portĂ©e Koi, via son moteur de risque Wings, a identifiĂ© Urban VPN Proxy (plus de 6 M d’utilisateurs, badge Featured) comme collectant par dĂ©faut les conversations sur plusieurs plateformes d’IA, dont ChatGPT, Claude, Gemini, Microsoft Copilot, Perplexity, DeepSeek, Grok (xAI), Meta AI. La mĂȘme logique de collecte apparaĂźt dans sept autres extensions du mĂȘme Ă©diteur, totalisant plus de 8 millions d’utilisateurs. ...

16 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

Des faux sites générés par IA diffusent une version malveillante de Syncro pour voler des crypto-actifs

Source: Kaspersky Team (12 dĂ©c. 2025). Analyse d’une campagne malveillante exploitant des sites web gĂ©nĂ©rĂ©s par IA pour propager une version dĂ©tournĂ©e de l’outil d’accĂšs Ă  distance Syncro. Les attaquants crĂ©ent des versions signĂ©es d’un outil d’accĂšs Ă  distance (RAT) lĂ©gitime, Syncro, puis les distribuent via des pages web gĂ©nĂ©rĂ©es en masse avec l’outil IA Lovable 🎭. Ces sites imitent de façon convaincante des services populaires (ex. clones liĂ©s Ă  Polymarket, portefeuilles Lace et Yoroi, Liqwid DeFi, antivirus Avira, gestionnaire de mots de passe Dashlane), sans ĂȘtre des copies parfaites. Les noms de domaine suivent souvent le motif {application}+desktop.com. ...

16 dĂ©cembre 2025 Â· 3 min

DĂ©tecter l’OSINT AWS non authentifiĂ© avec des S3 honey buckets

Source : DeceptIQ — Article « Product Insights » signĂ© Rad Kawar (14 dĂ©cembre 2025). Le billet explique comment des « S3 honey buckets » permettent de rendre visible l’OSINT non authentifiĂ© contre AWS, offrant une dĂ©tection trĂšs prĂ©coce dans la kill chain. Le texte dĂ©crit les pratiques d’énumĂ©ration cloud cĂŽtĂ© adversaire et Red Team : sur Azure, des outils comme AADInternals et onedrive_user_enum; sur AWS, GrayHatWarfare et surtout cloud_enum qui teste des noms de buckets prĂ©visibles (ex. « deceptiq-dev », « deceptiq-backup »). Pour AWS Apps (SSO), l’énumĂ©ration DNS est indĂ©tectable, mais pour S3 c’est diffĂ©rent car la vĂ©rification passe par des requĂȘtes HTTP vers les FQDN des buckets. ...

16 dĂ©cembre 2025 Â· 2 min
Derniùre mise à jour le: 9 octobre 2026 📝