Trois campagnes AiTM exposées via un serveur mal configuré : codemado, mail-argenta, saroula01

🔍 Contexte Le 13 juillet 2026, l’équipe CTI de Lexfo publie une analyse approfondie issue de la dĂ©couverte, fin avril 2026, d’un rĂ©pertoire ouvert sur le serveur 185.163.204.7 (Budapest, AS56322 ServerAstra Kft.). Un serveur Python HTTP (python3 -m http.server 8080) exposait publiquement l’intĂ©gralitĂ© d’une plateforme d’attaque active : configurations Evilginx, logs de capture, archives, installeurs RMM, combolists et fichiers de session Telegram. đŸ‘€ Acteurs identifiĂ©s codemado est un opĂ©rateur Ă©gyptien actif depuis 2018, identifiĂ© via .bash_history, un fichier de session Telegram (SQLite), des commentaires en arabe dans ses scripts, et une prĂ©sence sur BlackHatWorld/CrackingX. Il opĂšre sous les alias MaDoO, MaDosc, MADO. Il dĂ©ploie une plateforme AiTM complĂšte sur picis.net (enregistrĂ© le 13 mars 2026) avec un arsenal de 7 outils RMM et distribue MaDoO Blaster v4.7.3, un outil de spam/phishing commercial connectĂ© Ă  l’écosystĂšme cybercriminel The Quarry de RockyBelling. ...

17 juillet 2026 Â· 7 min

60% du phishing en entreprise contourne la messagerie via ads, SMS et réseaux sociaux

📅 Source : PIXM Security, blog publiĂ© le 11 juillet 2026. Analyse basĂ©e sur des centaines de campagnes de phishing vĂ©rifiĂ©es observĂ©es sur les flottes d’entreprises protĂ©gĂ©es par PIXM en 2026. Contexte Les Ă©quipes de sĂ©curitĂ© concentrent traditionnellement leurs dĂ©fenses anti-phishing sur la messagerie d’entreprise (SEG, DMARC, sandboxes, banniĂšres d’avertissement). PIXM documente un glissement structurel : les attaquants ont abandonnĂ© ce vecteur comme point d’entrĂ©e principal. Chiffre clĂ© 60% des clics sur des pages de phishing vĂ©rifiĂ©es en 2026 proviennent de canaux extĂ©rieurs Ă  la messagerie d’entreprise. Environ 40% des pages analysĂ©es portaient des empreintes de clic publicitaire directement dans leurs URLs (preuve directe, sans infĂ©rence). ...

14 juillet 2026 Â· 3 min

Ghostcommit : injection de prompt dans des images PNG pour voler des secrets via des agents IA

🔬 Contexte PubliĂ© le 11 juillet 2026 sur BleepingComputer, cet article prĂ©sente les travaux de l’ASSET Research Group de l’UniversitĂ© du Missouri-Kansas City (chercheurs Sudipta Chattopadhyay et Murali Ediga). Un proof-of-concept a Ă©tĂ© publiĂ© sur GitHub et les vendeurs concernĂ©s ont Ă©tĂ© notifiĂ©s. ⚙ MĂ©canisme de l’attaque Ghostcommit exploite un angle mort structurel dans la chaĂźne de revue de code assistĂ©e par IA : Une pull request malveillante est soumise avec un fichier AGENTS.md (fichier de convention lu automatiquement par les agents IA) pointant vers une image docs/images/build-spec.png Les instructions malveillantes (lire le fichier .env, encoder chaque octet en entier, Ă©mettre le rĂ©sultat comme constante de module) sont inscrites en texte lisible Ă  l’intĂ©rieur du PNG Les outils de revue de code (CodeRabbit, Bugbot) n’ouvrent pas les fichiers image et ne dĂ©tectent rien Un faux validateur de provenance (50 lignes) et un post-mortem fabriquĂ© renforcent la crĂ©dibilitĂ© de la convention pour contourner les vĂ©rifications de cohĂ©rence 💣 Exfiltration des secrets Le payload reste dormant jusqu’à ce qu’un dĂ©veloppeur demande une fonctionnalitĂ© routiniĂšre Ă  l’agent L’agent lit AGENTS.md au dĂ©marrage, suit le pointeur vers l’image, ouvre .env et gĂ©nĂšre un module avec une constante _PROV_CANARY encodant le contenu du .env sous forme de tuple d’entiers Python En test rĂ©el, Cursor pilotĂ© par Claude Sonnet a exfiltrĂ© l’intĂ©gralitĂ© du .env en 311 entiers dĂšs le premier essai Les scanners de secrets ne dĂ©tectent pas l’exfiltration car ils ne reconvertissent pas les tuples d’entiers en ASCII 📊 DonnĂ©es de contexte Sur 6 480 pull requests analysĂ©es dans les 300 dĂ©pĂŽts publics les plus actifs sur 90 jours : 73% des PRs fusionnĂ©es l’ont Ă©tĂ© sans revue humaine substantielle ni revue automatisĂ©e Les instructions malveillantes Ă©taient en texte clair dans le PNG (incluant les mots « malicious prompt injection ») et ont quand mĂȘme passĂ© les revues đŸ› ïž Comportement selon les outils Cursor et Antigravity : ont suivi les instructions et exfiltrĂ© le .env sous Sonnet, Gemini et GPT-5.5 Claude Code (Anthropic) : a refusĂ© explicitement sous tous les modĂšles testĂ©s Opus sous Antigravity : a Ă©crit le secret puis l’a supprimĂ© aprĂšs avoir reconnu le pattern de social engineering Conclusion : l’outil (harness) importe plus que le modĂšle sous-jacent 🔗 Techniques connexes En 2025, Trail of Bits avait dĂ©montrĂ© des images exploitant le pipeline de redimensionnement des IA (downscaling) pour injecter des prompts lisibles par l’IA mais invisibles Ă  l’Ɠil humain (ayant trompĂ© Gemini CLI) Le malware macOS Gaslight avait intĂ©grĂ© de faux messages d’erreur systĂšme pour tromper les outils d’analyse IA Manifold Security avait dĂ©montrĂ© une revue IA trompĂ©e par une identitĂ© git usurpĂ©e 📄 Nature de l’article Article de type publication de recherche prĂ©sentant un proof-of-concept d’attaque par injection de prompt via image contre des agents IA de revue de code, avec donnĂ©es empiriques et rĂ©sultats de tests comparatifs. ...

14 juillet 2026 Â· 3 min

Cavern Manticore : un framework C2 modulaire .NET lié à l'Iran ciblant Israël

🔍 Contexte PubliĂ© le 6 juillet 2026 par Check Point Research (CPR), cet article prĂ©sente une analyse technique approfondie de Cavern Manticore, un acteur de menace Ă  nexus iranien suivi depuis dĂ©but 2026. L’acteur est liĂ© au MOIS (Ministry of Intelligence and Security) iranien et prĂ©sente des chevauchements techniques avec MuddyWater et Lyceum (sous-groupe d’OilRig). 🎯 Victimologie et objectifs Cavern Manticore cible principalement des organisations israĂ©liennes, avec un focus sur les secteurs gouvernemental et IT. L’acteur exploite les chaĂźnes de sous-traitance IT : il compromet d’abord un fournisseur IT, puis pivote vers un second fournisseur avant d’atteindre la cible finale. Des outils RMM (Remote Monitoring and Management) lĂ©gitimes sont abusĂ©s pour le mouvement latĂ©ral et le dĂ©ploiement de malwares. ...

11 juillet 2026 Â· 6 min

GhostLock (CVE-2026-43499) : stack-UAF dans le noyau Linux depuis 15 ans, exploit stable Ă  97%

🔍 Contexte PubliĂ© le 7 juillet 2026 par Nebula Security (nebusec.ai), cet article de recherche dĂ©taille GhostLock (CVE-2026-43499), une vulnĂ©rabilitĂ© de type stack Use-After-Free (UAF) dans le noyau Linux, dĂ©couverte par l’équipe VEGA. La faille a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e par Google Ă  hauteur de 92 337 USD dans le cadre du programme kernelCTF. 🐛 VulnĂ©rabilitĂ© Type : Stack Use-After-Free (stack-UAF) Composant affectĂ© : kernel/locking/rtmutex.c, fonction remove_waiter() Versions affectĂ©es : Linux v2.6.39-rc1 Ă  v7.1-rc1 (introduite en 2011 avec le rework rtmutex) Condition requise : CONFIG_FUTEX_PI=y uniquement — aucun privilĂšge, aucun namespace utilisateur requis Cause racine : remove_waiter() efface current->pi_blocked_on au lieu de waiter->task->pi_blocked_on sur le chemin proxy (rt_mutex_start_proxy_lock()), laissant un pointeur dangling vers une stack frame libĂ©rĂ©e ⚙ MĂ©canisme d’exploitation L’exploit nĂ©cessite trois futex et trois threads pour construire un cycle de dĂ©pendance PI dĂ©clenchant un -EDEADLK : ...

11 juillet 2026 Â· 3 min

GitLost : injection de prompt dans GitHub Agentic Workflows permettant la fuite de dépÎts privés

🔍 Contexte PubliĂ© le 6 juillet 2026 par Noma Labs (blog Noma Security), cet article prĂ©sente la dĂ©couverte d’une vulnĂ©rabilitĂ© critique baptisĂ©e GitLost, affectant les GitHub Agentic Workflows, une fonctionnalitĂ© rĂ©cente de GitHub combinant GitHub Actions avec un agent IA (Claude ou GitHub Copilot). đŸ§© Description de la vulnĂ©rabilitĂ© La vulnĂ©rabilitĂ© repose sur une injection de prompt indirecte (indirect prompt injection). Les GitHub Agentic Workflows permettent d’automatiser des interactions avec des dĂ©pĂŽts via du langage naturel, en lisant des issues GitHub et en exĂ©cutant des actions en rĂ©ponse. ...

11 juillet 2026 Â· 2 min

Jailbreak Kindle sur firmware récent : exploitation Chrome + LPE via appmgrd (LeHack 2026)

📅 Source : PrĂ©sentation LeHack 2026 par Tanguy Dubroca (Synacktiv), publiĂ©e le 27/06/2026. Il s’agit d’une recherche offensive personnelle visant Ă  rĂ©soudre le problĂšme de bootstrapping sur un appareil fermĂ©. 🎯 Contexte et cible La cible choisie est le Kindle Paperwhite 5 (2021) sous firmware 5.18.4 / 5.18.6. L’objectif est d’écrire un jailbreak complet sans s’appuyer sur un jailbreak existant pour le dĂ©bogage. Le firmware embarque un Linux classique avec deux utilisateurs (framework uid 9000 et root uid 0), une interface React Native, et un bus IPC nommĂ© lipc. ...

11 juillet 2026 Â· 3 min

MVPNalyzer : audit de 281 apps VPN Android révÚle des failles massives de sécurité

🔬 Contexte PubliĂ© au NDSS Symposium 2026 (San Diego, fĂ©vrier 2026), cet article de recherche prĂ©sente MVPNalyzer, un framework extensible dĂ©veloppĂ© par des chercheurs des universitĂ©s du Michigan, du Nouveau-Mexique et de l’IIT Delhi, destinĂ© Ă  auditer systĂ©matiquement la sĂ©curitĂ© et la vie privĂ©e des applications VPN Android. đŸ› ïž MĂ©thodologie Le framework MVPNalyzer se compose de trois modules : Collecte de donnĂ©es : mĂ©tadonnĂ©es Google Play, captures rĂ©seau (dans et hors tunnel), clĂ©s TLS via hook LD_PRELOAD sur SSL_new, sockets, stockage local Traitement : attribution du trafic par UID, dĂ©chiffrement TLS, traduction HTTP/2 → HTTP/1.1, extraction de fichiers de configuration OpenVPN Analyse : cinq modules couvrant le trafic non chiffrĂ©, les fuites, l’obfuscation, le tracking/fingerprinting et les configurations VPN Le dataset couvre 281 applications VPN gratuites issues du Google Play Store, collectĂ©es en novembre 2024 via 40 termes de recherche et la catĂ©gorie “VPN & Proxy Tools”, testĂ©es sur des appareils OnePlus Nord 5G sous Android 14. ...

11 juillet 2026 Â· 3 min

Campagnes coordonnées d'énumération GitHub via API et abus de tokens d'accÚs

🔍 Contexte PubliĂ© le 8 juillet 2026 par Datadog Security Labs (auteure : Julie Agnes Sparks), cet article de recherche documente plusieurs mois de surveillance d’une activitĂ© soutenue d’abus de l’API GitHub visant Ă  cartographier des organisations, leurs membres et leurs dĂ©pĂŽts. 🎯 Nature de la menace L’activitĂ© observĂ©e n’est pas attribuĂ©e Ă  un acteur unique mais Ă  plusieurs campagnes chevauchantes combinant : Des rĂ©seaux de comptes « ghost » (créés 2 Ă  5 ans avant activation) envoyant du trafic API coordonnĂ© Des tokens OAuth et PAT compromis issus d’utilisateurs lĂ©gitimes (exposition accidentelle ou compromission d’endpoint) Des outils de scraping automatisĂ©s avec des user agents personnalisĂ©s ou imitant des outils lĂ©gitimes đŸ‘» Comptes fantĂŽmes Plus de plusieurs dizaines de comptes ghost ont Ă©tĂ© confirmĂ©s depuis octobre (annĂ©e non prĂ©cisĂ©e). Les conventions de nommage forment des familles reconnaissables : prĂ©fixe amazon-data-*, famille *-orb (kuku-orb, lolo-orb, lulu-orb, ruru-orb, zouzou-orb, meme-orb), BirdWithDreams, BirdWithPlan, user432023, user412023. Ces comptes sont utilisĂ©s en rafales de 2 Ă  3 semaines sur de nombreuses organisations. ...

9 juillet 2026 Â· 3 min

Lurking Lizard : faux installeurs 7-Zip et WireVPN pour transformer les victimes en nƓuds proxy

đŸ•”ïž Contexte Rapport publiĂ© le 8 juillet 2026 par Infoblox, relayĂ© par Cyber Security News et Cryptika. L’analyse documente une opĂ©ration cybercriminelle active depuis au moins aoĂ»t 2022, attribuĂ©e au groupe Lurking Lizard, dont l’origine est prĂ©sumĂ©e chinoise sur la base des donnĂ©es d’enregistrement de domaines. 🎯 Mode opĂ©ratoire Lurking Lizard opĂšre un Ă©cosystĂšme complet de proxy rĂ©sidentiel frauduleux : Utilisation de la technique drop-catching : acquisition de domaines expirĂ©s ayant hĂ©ritĂ© d’une rĂ©putation SEO accidentelle (ex. 7zip[.]com, rĂ©fĂ©rencĂ© par erreur dans des forums pendant des annĂ©es) Distribution de faux installeurs se substituant Ă  des logiciels lĂ©gitimes (7-Zip, outils de tĂ©lĂ©chargement TikTok/YouTube) Un lien IPLogger hardcodĂ© dans les samples de malware a permis de relier l’ensemble des campagnes entre elles Les victimes installent un logiciel proxy cachĂ© qui loue leur connexion internet Ă  des clients payants sans leur consentement 📩 Infrastructure et Ă©chelle Plus de 230 domaines identifiĂ©s, couvrant faux VPN, faux outils de tĂ©lĂ©chargement, faux sites de revue de proxy Au moins 7 domaines drop-catch liĂ©s au mĂȘme acteur, certains enregistrĂ©s dĂšs 2004 Connexions Ă©tablies via : enregistrements WHOIS partagĂ©s, codes de tracking identiques, structures de serveurs backend communes đŸ“± Évolution vers WireVPN L’opĂ©ration a Ă©voluĂ© sous le nom WireVPN, disponible sur Apple App Store et Google Play, avec plus d’un million de tĂ©lĂ©chargements sur Android. Les tests ont rĂ©vĂ©lĂ© que l’application contacte un grand nombre d’adresses IP non liĂ©es et ouvre de multiples connexions simultanĂ©es, comportement cohĂ©rent avec un nƓud de sortie proxy plutĂŽt qu’un vrai VPN. Les applications utilisent des certificats de signature de code valides issus de sociĂ©tĂ©s enregistrĂ©es. ...

9 juillet 2026 Â· 4 min
DerniĂšre mise Ă  jour le: 19 aoĂ»t 2026 📝